
| Aujourd’hui, il est toujours courant de ferrer les chevaux. Les avantages et les inconvénients sont bien établis, mais les vrais effets du ferrage sont moins connus. La recherche historique montre que la ferrure avec des clous a été introduite en Europe au début du Moyen Age. Au VIième siècle, quand on construisait des châteaux sur les sommets des collines, il n’y avait que peu de place pour les chevaux. Ils étaient enfermés dans des petites étables où ils stagnaient dans leurs excréments. Les sabots souffraient de mauvaise circulation par manque de mouvement. La qualité de la corne souffrait, les sabots étaient affaiblis par l’ammonium, et n’étaient plus capables de résister à l’usure portée par les surfaces rocheuses. C’est alors qu’on a inventé le ferrage comme un remède. C’était les chevaux des Princes et des Chevaliers habitant les châteaux qui étaient ferrés pour protéger leurs sabots contre l’usure excessive. Les chevaux des vassaux ou des pauvres n’avaient pas, ou n’avaient pas besoin de fers. Mais les « jouets » utilisés par les riches et les nobles sont toujours convoités par des gens ordinaires, c’est dans la nature humaine. C’est pourtant des cavaliers sur chevaux non ferrés qui entreprirent les Croisades. Ni la cavalerie d’Alexandre le Grand, ni les chevaux des Nomades des steppes asiatiques – qui couvraient, pourtant, des distances énormes, n’ont eu besoin d’une quelconque protection Au IVième siècle avant J-C, le grec Xenophon parlait déjà du cheval de compétition non ferré. |
| Dès le début de l’existence des fers, on a noté après quelques années de ferrage, que les chevaux commençaient à présenter des maladies jusque là inconnues. Encore aujourd’hui, le nombre des chevaux boiteux et qui sont abattus pour cette raison est bouleversant. Dans une population de 600 000 chevaux en 1994, pas plus que 11% avaient dépassé l’âge de 14 ans (inclut mort et euthanasie) !!! |
| Quatre-vingt-quinze pour cent des boiteries ont leur origine dans le pied. Les chevaux ont des sabots déformés qui ne peuvent plus fonctionner correctement, du moins pas sans douleur. Ce n’est donc pas une surprise de voir les propriétaires de plus en plus nombreux faire la transition vers le cheval pieds-nus. Dans l’intérêt de la santé et du bien-être de leur monture, ainsi que pour des raisons économiques, ils optent pour un cadre de vie naturel et sain. |
| Avant d’entreprendre une telle transition, le cheval doit impérativement bénéficier d’un cadre de vie naturel. En plus il est nécessaire que les parages soient fréquents et physiologiquement adaptés. Le propriétaire qui a appris la méthode (bien différent de ce qu’on apprend dans les écoles de maréchalerie) peut, soit le faire lui-même, soit le faire faire par un Professionnel du Soin des Sabots. Au cours de cette transition, il est possible de guérir pratiquement toute boiterie, car on soustrait la cause du mal et on offre au cheval de meilleurs conditions de vie. |
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Pour en savoir plus, lisez le livre "Un sabot sain pour une vie saine" Par Dr. Méd. Vét. Hiltrud Strasser Traduit et édité par Dr. Méd. Kai W. Stensrod et Dr. Méd. Vét. Gregory Ghyoros |